10 oublis qui coûtent cher à la fermeture du chalet
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C’est le dernier dimanche d’octobre, l’auto est chargée et vous voulez éviter le trafic sur l’autoroute 10. On ferme la porte en se disant qu’on a tout fait — et c’est en avril qu’on découvre ce qui a été oublié.
La plupart des mauvaises surprises du printemps ne viennent pas d’un gros défaut. Elles viennent d’un petit geste sauté à la fermeture. Voici les dix qui reviennent le plus souvent.
Les dix oublis, et quoi faire à la place
1. Le boyau d’arrosage encore branché au robinet extérieur
Un boyau branché garde de l’eau dans le robinet et dans la section de tuyau qui traverse le mur. Débranchez-le, videz-le, rangez-le. Fermez la valve intérieure qui alimente le robinet extérieur, puis ouvrez le robinet dehors pour laisser l’eau s’écouler.
2. Ne pas savoir où est la valve principale — ou ne jamais l’avoir tournée
Une valve qui n’a pas bougé depuis des années peut être dure, ou ne plus fermer complètement. Repérez-la, identifiez-la avec une étiquette, et tournez-la une fois à l’automne. Si elle force ou qu’elle fuit à la tige, ne la forcez pas : c’est un travail pour un plombier.
3. Vidanger le chauffe-eau sans couper son alimentation
Un chauffe-eau électrique qui reste sous tension une fois vide peut brûler ses éléments. S’il s’agit d’un appareil au gaz ou au propane, les consignes du fabricant s’appliquent. Dans le doute, laissez la vidange du chauffe-eau à un plombier licencié RBQ.
4. Oublier les siphons et les toilettes
Si la maison n’est pas chauffée l’hiver, l’eau qui reste dans les siphons des éviers, de la douche, des drains de plancher et dans les toilettes peut geler et fendre la porcelaine ou le drain. On y met de l’antigel conçu pour la plomberie, jamais de l’antigel pour auto. Si la maison reste chauffée, cette étape se discute avec votre plombier.
5. Laisser la pompe du puits sous tension
Sur un puits, la pompe continue d’alimenter le réseau tant qu’elle a du courant. Si le chalet est fermé et la plomberie vidangée, la pompe et le réservoir sous pression doivent être mis hors tension et vidangés selon les consignes de votre plombier ou de l’installateur.
6. Baisser le chauffage « au plus bas »
Si vous gardez le chalet chauffé, la consigne compte. Le thermostat mesure la pièce où il est installé; le sous-sol et les armoires adossées au mur nord sont plus froids. Réglez la consigne recommandée par votre plombier ou votre assureur, pas le minimum de l’appareil.
7. Les électroménagers qui gardent de l’eau
Laveuse, lave-vaisselle, machine à glaçons, filtre du réfrigérateur : chacun garde un peu d’eau dans une pompe ou un boyau. Fermez leurs robinets d’alimentation et suivez le guide du fabricant pour l’hivernage. Laissez la porte du réfrigérateur débranché entrouverte pour éviter les odeurs.
8. La nourriture et les poubelles
Une boîte de céréales dans l’armoire, un sac de graines pour oiseaux dans le cabanon, un bac de recyclage mal rincé : c’est une invitation pour les souris. Videz le garde-manger de tout ce qui n’est pas en contenant rigide et fermé, et sortez les poubelles avant de partir.
9. Les gouttières pleines de feuilles
Au pied des monts Sutton et Pinacle, les feuillus remplissent les gouttières en octobre. Une gouttière bouchée déborde à la pluie d’automne, puis la glace s’y installe au premier redoux. Nettoyez-les après la chute des feuilles — ou faites-le faire si l’échelle est haute.
10. Combustible, déneigement et clés
Trois appels qu’on remet à plus tard :
- Le combustible : confirmer la livraison automatique de propane ou de mazout, et que le camion aura accès.
- Le déneigement : réserver un entrepreneur pour l’entrée, surtout si elle est en pente.
- Les clés et les consignes : qui peut entrer en cas de problème, et où sont la valve, le panneau et le numéro du plombier?
Pourquoi ces oublis coûtent cher dans un chalet des Cantons
Le gel et le dégel alternent. L’hiver dans les Cantons-de-l’Est n’est pas un seul long froid : les redoux et les vagues de froid se suivent. Une petite quantité d’eau oubliée gèle, dégèle et regèle.
Les chalets ont souvent été agrandis. Beaucoup de maisons de Sutton, de Dunham ou de Potton ont commencé comme chalets de trois saisons. Il reste des tuyaux dans des vides sanitaires ou des murs extérieurs peu isolés.
Le chauffage dépend de plusieurs maillons. Courant, combustible, thermostat, accès pour le livreur : un seul maillon qui lâche suffit pour que la maison refroidisse, et personne n’est là pour le voir.
Les petits animaux cherchent un abri. À l’automne, les souris et les écureuils entrent là où ils trouvent chaleur et nourriture.
Ce que vous pouvez faire, et ce qui revient au plombier
Ce que le propriétaire peut faire lui-même :
- Débrancher les boyaux, fermer et vidanger les robinets extérieurs.
- Repérer et identifier la valve principale, et vérifier qu’elle tourne.
- Vider le garde-manger, sortir les poubelles, fermer les électroménagers.
- Nettoyer les gouttières accessibles sans risque.
- Confirmer le combustible, le déneigement et la liste de contacts.
Ce qui revient à un entrepreneur licencié RBQ :
- Vidanger complètement la plomberie, le chauffe-eau et le réservoir du puits.
- Réparer une valve qui force ou qui fuit.
- Installer des robinets extérieurs antigel ou un câble chauffant.
- Évaluer un chauffage d’appoint ou un système qui vous inquiète.
Vous pouvez vérifier la licence d’un entrepreneur au registre de la Régie du bâtiment du Québec.
Dans une maison vide, combien de temps avant qu’on s’en aperçoive?
Un oubli à la fermeture ne se révèle pas le lendemain. Il se révèle au premier grand froid, au premier redoux, ou à la première fois que quelqu’un ouvre la porte. Si personne ne passe avant le printemps, l’eau d’un tuyau fendu ou le travail d’une famille de souris ont tout l’hiver devant eux.
C’est la fréquence des passages qui fixe la durée maximale d’un problème. Plusieurs polices d’assurance prévoient d’ailleurs des conditions particulières pour une maison laissée vide l’hiver. Ces conditions varient d’un assureur à l’autre : demandez à votre courtier ce qui s’applique à votre chalet avant de partir.
Ce qu’on regarde lors d’un passage
À chaque visite, on vérifie que la valve principale est dans la position convenue avec vous, on regarde les toilettes (niveau, bruit d’eau, antigel présent si la maison est fermée), on lit la jauge du réservoir de propane ou de mazout, on regarde les gouttières et les descentes depuis le sol, on cherche des excréments de souris le long des plinthes et dans les armoires, et on note l’état de l’entrée et du déneigement. Chaque constat est photographié et horodaté dans le rapport.
Si quelque chose cloche, on vous appelle le jour même, photos à l’appui. Au besoin, on reçoit sur place un plombier licencié RBQ et on documente son travail. Pour la fermeture elle-même, voyez ce que comprend la fermeture d’automne.